Review de Persona 4 Arena sur Playstation 3Le dernier jeu de baston 2D d'Arc System Works en test |
Test Playstation 3 : Max Payne 3
Depuis que vous jouez aux jeux vidéo vous avez du en tuer de l’ennemi virtuel, quasiment tous les héros ont les mains pleines de sang mais c’est toujours pour la bonne cause. Seulement, pour les autres, le tout se termine toujours en fanfare. Pour Max Payne, la douleur ne cesse jamais, elle ne fait qu’augmenter ou diminuer.
Les héros de jeux vidéo parlons-en, les Ezio Auditore ou Marcus Phoenix, ceux qui sont nés sur cette génération de console et ont profité du web 2.0 pour soigner leur com’ à coup de Youtube et compagnie. Ils sont propres, classes…Max Payne lui, est old-school, il traine sa carcasse en jeu vidéo depuis 2001 et aurait bien échangé toute cette attention contre une vie normale, avec sa femme et sa fille. Seulement voilà , il a été rattrapé par la folie de junkies shootés à la Valkyrie (la drogue du 1er Max Payne). Depuis, c’est tout sauf rose.
Avec le recul, ses aventures dans Max Payne 1 et Max Payne 2 en font un véritable miraculé, béni et maudit à la fois. Max aimerait bien en finir, prendre une balle. D’ailleurs il n’y a plus rien qui le retienne en ce bas monde à part peut-être l’alcool et les médocs, mais il a développé une capacité incroyable à les esquiver, les balles. Et son talent ne passe pas inaperçu.
Vamos para o Brasil ! (direction le Brésil)
Max Payne attire les ennuis comme le miel pour un ours. Une simple bière au comptoir d’un bar minable ? C’est trop demander. Des circonstances « regrettables » vont le pousser à quitter le New Jersey pour un climat généralement plus propice à la fête : le Brésil !
Transformé en garde du corps pour une famille de gros richards shootés et qui méprisent la pauvreté qui vit juste à côté dans les favelas, Max peut se gaver d’alcool à l’œil et se taper quelques nanas, même s’il aura tout oublié le lendemain matin, avec un mal de crâne insupportable à la clé. C’est un certain Raul Passos avec qui il fait équipe. Le job est simple, mais comme toujours pour Max, il va se compliquer méchamment.
La suite, c’est une bonne dizaine de chapitres entre vie, survie et tout ce qu’il y a entre les 2. Quasiment tous les traits de caractères les plus abominables de l’humain y passent car Max Payne 3 est une expérience émotionnellement beaucoup plus riche que la plupart des shooters à la 3ème personne.
Parlons-en d’ailleurs du genre, rien de bien nouveau honnêtement, Max peut se planquer derrière tout ce qui ne bouge pas (comme dans Gears of War ou, pour remonter loin, Killswitch) et son arme secrète est toujours là : le Bullet Time. Le ralentissement offert par le bullet-time assure toujours des moments uniques du style Matrix. 5 têtes tombent mais il ne s’est passé qu’une seconde, le tout pendant que Max dessaoule. Les armes sont variées, les possibilités réduites car, contrairement à ses « camarades » de Grand Theft Auto, il ne peut pas embarquer tout un arsenal dans son c** et sortir chaque arme comme par magie. Il faudra donc faire avec 3 armes différentes au maximum et la possibilité d’en combiner 2.
A mulher é o problema (La femme c’est le problème)
Max prend de l’âge, les développeurs ont effectué un travail fantastique pour nous présenter un monsieur Payne visiblement vieilli, plus gros, mais surtout fatigué, lassé par une vie qui a perdu tout son sens quand sa femme et sa fille sont parties.
Le problème de Max, ce sont les femmes, non ce n’est pas un obsédé du type DSK, plutôt l’inverse. Il a énormément de respect et d’amour pour les femmes. Personne ne sait pourquoi, mais tout le monde sait que c’est le cas. Du coup, quand une femme, membre de la famille qu’il est censé protéger qui plus est, se fait kidnapper … on sait que Max ne va pas y aller avec le dos de la cuiller. Tellement prévisible Max Payne.
Toute l’histoire du jeu est comptée par Max lui-même, à la façon d’un narrateur omniscient. Les textes, en anglais et sous titrés en français sont absolument exceptionnels. Ils font office de véritable repère de phrases cultes, le genre de réalités que tout le monde s’approprie en les rebalançant sur Twitter, pour faire style. Pourtant, Max fait tout sauf style, c’est le Kimi Raikkonnen des gardes du corps, il s’en bat les c* de ce que tu penses, il veut juste faire son job, whisky, douche, dodo.
Des flashbacks assurent une bonne variété d’environnements et permettent de comprendre un peu plus d’où Max vient pour espérer anticiper là où il va. Graphiquement, le jeu est magnifique et les situations variées histoire de rompre un peu la monotonie du « planque-bullet time-headshot » qui est un peu votre seule chance de survie et ce, dès le niveau « normal ». Je suis mort énormément de fois, même avec la visée « semi-automatique », et si vous voulez jouer le héros des temps modernes qui fonce dans le tas et ressort sans égratignures, alors vous allez rapidement être ramenés à la réalité.
Max Payne 3 n’est pas un jeu facile, mais ce n’est pas pour ça que vous lâcherez l’affaire…croyez moi.
Rappel : ne pas aller au Brésil
Je sais que la coupe du monde de football aura lieu au Brésil dans 2 ans. Je sais que Max Payne 3 n’est qu’un jeu vidéo. Pourtant, je ferais l’impasse merci. Si l’office du tourisme de Sao Paulo avait besoin d’un coup de pub, c’est raté. La ville-symbole brésilienne est présentée d’une façon très crue et absolument déplorable, qui fait froid dans le dos. Les favelas sont un lieu de pure anarchie où il faudrait être complètement taré pour s’aventurer.
Drogue, sexe, mais pas Rock n Roll, plutôt AK47 et Uzi. Si vous n’êtes pas familiers avec la langue portugaise, vous apprendrez quelques perles comme « filha da puta », « americano di merda », « caralho » et autres joyeuseries pour vous signifier que les étrangers ne sont pas vraiment les bienvenus. Si Max Payne 3 a mis du temps à sortir, on sent que les développeurs ont étudié le personnage de fond en comble pour le représenter avec ses traits de caractères habituels. Max est seul, même au milieu d’une foule. Surtout au milieu d’une foule, et quand il y a un sale boulot à effectuer, il est littéralement seul au monde.
Après une bonne douzaine d’heures, le jeu prend fin, et vous n’avez pas vu le temps passer. Max Payne 3 est un jeu si prenant, et les sauvegardes automatiques si bien placées et si bien entrecoupées de cinématiques, qu’on ne veut absolument jamais lâcher la manette. De plus, quand la difficulté se corse, le jeu vous simplifie la vie pour éviter toute frustration. Si vous mourrez, vous réapparaitrez d’abord avec l’arsenal qui était le votre au moment de votre mort. Par la suite, vous reviendrez avec les chargeurs remplis, puis si vous continuez de mourir, vous reprendrez avec le max de Painkillers possible.
Certains passages sont incroyablement ardus et il vous arrivera de mordre la poussière de façon quasi-inévitable. Dans ce cas, il est possible de tuer la personne responsable pour rester en vie. Une technique très sympa qui ajoute encore au côté « cinématographique » des gunfights, totalement épiques.
Ce n’est qu’une fois le jeu fini que l’on apprécie le chemin parcouru et le travail accompli. Le scénario prend des tournures impossibles à anticiper et on en vient d’un côté, à espérer que Max puisse enfin reposer en paix, et de l’autre, que la merde retrouve son chemin pour qu’on puisse de nouveau crier sa rage en butant toute la vermine du monde comme un des cavaliers de l’apocalypse. Un grand merci monsieur Payne. A la votre.
Il y a du online aussi !
Voilà , maintenant que j’ai tout fait pour vous éviter un maximum de spoilers concernant l’histoire de ce 3ème Max Payne, je peux évoquer en quelques mots la partie multijoueur du titre. Profitant de la plateforme « Rockstar Games Social Club », Max Payne 3 propose des modes de jeu et des évènements spécifiques.
Tout commence avec la conception de votre avatar parmi une multitude de possibilités comme le sexe, la couleur de peau, les vêtements, les accessoires j’en passe et des meilleures. La majeure partie est inaccessible car bloquée et nécessitera de passer des niveaux en jouant pour pouvoir revoir le style de votre avatar. Il en va de même pour l’équipement, quels types d’armes emporter et quel titre porter. Comme plus haut, vous choix seront limités au début mais une fois que vous ferez couler le sang, le tout devrait se décanter…Attention, les choix d’armes ont leurs avantages et inconvénients.
Une fois votre perso prêt à en découdre, direction les différentes « listes » crées et hostées sur les serveurs officiels de Rockstar. Elles sont d’abord séparées en 2 classes : la visée à verrouillage partiel et la visée libre. Une fois le mode de visé sélectionné, les playlists classiques s’offrent à vous, Match à mort par équipe et ses variantes.
Le résultat est à la hauteur avec des affrontements par équipes de 4 et jusqu’à 16 joueurs pour des guerres de gang qui rallongent la durée de vie déjà excellente du solo (que vous ne ferez pas qu’une fois).
Pour conclure
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Donc que dire, un jeu excellent et pourtant tellement simple. Une nouvelle licence qui aurait fait le même jeu aurait été taxée de « copycat » mais la narration, les scènes hallucinantes et l’attachement bizarre que l’on porte à Max Payne assurent à ce jeu un succès énorme. J’y retourne, j’ai des « americano di merda » à tuer avec le Comando Sombra. | |||
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