19 mars 2019
Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3
Actualité Playstation 3

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3Cela faisait un sacré petit bout de temps que je n’avais pas joué à un bon vieux RPG sauce japonaise. Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky était la bonne occasion pour s’y remettre et je ne l’ai pas regretté. A tel point que cela m’a donné envie de retrouver les anciens opus de la saga des studios nippons de Gust Corporation sortis ces dernières années.

Mais faut savoir quelque chose : Cette saga ne date pas d’hier. Le premier jeu est sorti il y a tout de même 17 ans sur la première Playstation du nom et pas moins de 28 autres titres, jeux parallèles ou remakes ont suivi derrière sur Playstation 2 et 3, Gameboy Advance, Dreamcast, Nintendo DS, PSP et même sur WonderSwan Color ! D’ailleurs, le trentième titre à sortir sera Atelier Ayesha: The Alchemist of Dusk, le remake du jeu Ps3 dont la sortie est prévue à la fin de ce mois sur Playstation Vita au Japon. La série est tellement appréciée sur l’archipel qu’un premier anime va voir le jour cette année ! Enfin bref, voici mon test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky.

Bienvenue à Colseit

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky vous amène dans un monde qui touche lentement à sa fin. Le dernier crépuscule approche à grand pas et les habitants de la Terre de la Pénombre font appel à l’alchimie pour résister. Cette nation située à l’extrême ouest du territoire fait tout pour retrouver les techniques oubliées de cette discipline qui autrefois était très utilisée. Mais quelques habitants d’un petit village du nom de Colseit situé à la frontière utilisent toujours traditionnellement l’alchimie pour s’entraider. Escha Malier fait partie de ces personnes et elle a été choisie pour intégrer la division Recherche et Développement du gouvernement local. Comme leurs techniques ne sont pas récentes, un jeune homme du nom de Logix Ficsario demande d’être transféré de Central City pour élargir leurs connaissances malgré qu’il ne dispose pas du matériel de pointe qu’il utilise en temps normal. Mais comme ce dernier ne connait pas les techniques traditionnelles l’entraide avec Escha va lui permettre d’améliorer ses compétences.

Le scénario d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky permet au joueur de choisir entre ces deux protagonistes. La différence entre les deux scénarios n’est pas flagrante et d’après ce que j’ai pu voir, il s’agit juste de la même histoire avec un autre point de vue et quelques dialogues qui changent. Après un début très longuet mais nécessaire avec des tutoriaux qui vous apprennent les bases de l’alchimie pendant une ou deux heures, votre aventure peut enfin commencer !

Un temps limité pour les quêtes

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3Le temps à une place très importante dans le jeu. Tout au long de l’histoire, Marion du bureau du développement vous donne plusieurs missions principales et secondaires dont vous devez remplir les objectifs en mois de quatre mois. Facile me direz-vous, mais il faut savoir que toutes les actions que vous effectuez vous coutent un ou plusieurs jours. Les déplacements sur la map pour vous rendre dans les zones d’exploration peuvent vous prendre plus de 10 jours et certains objets que vous synthétisez peuvent aussi nécessiter plusieurs journées de travail. Si vous ne voulez pas vous retrouver le bec dans l’eau, il faut s’atteler directement à la mission principale qui est la plus importante dans les premiers jours de jeu puis faire les 24 autres annexes dans un second temps sans parler des requêtes du bureau administratif. L’idéal étant d’essayer de tout réaliser en même temps puis de faire ce qu’il reste lorsque vous passez en « Free Time ».Si vous ne faites pas attention au temps, c’est le game over assuré mais pas de soucis puisque cela n’a aucun incidence sur la suite du jeu. Vous perdez juste les récompenses (et un trophée) et vous passez à la mission suivante.

FullMetal Alchemist

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3Vous l’aurez compris, le principal intérêt du jeu est l’alchimie. Vous passez bien plus de temps devant votre chaudron ou votre four qu’à vous battre contre des ennemis. Bien sûr il vous faut vous débarrasser de quelques montres et boss pour vous procurer des objets mais vous en ramassez bien plus dans les divers environnements du jeu. Je ne vais pas rentrer dans les détails car le système est très complet mais il faut savoir que chaque recette que vous trouvez vous demande un certain nombre d’ingrédients qui possèdent tous certains attributs élémentaires (terre, eau, feu, eau). Chaque synthèse peut demander jusqu’à quatre objets qui utilisent un certain nombre de points CP qui seront déduit de de votre niveau d’alchimie. Donc plus votre niveau est élevé plus les objets que vous craftez auront de bonne statistiques et des bonus importants. Ce n’est pas si facile d’expliquer tout cela mais le système est très bien pensé et intuitif ce qui fait que les personnes qui découvrent la série le maitriseront assez rapidement après quelques heures de jeu.

Pour ce qui est du système de combat, nous avons à faire à un bon vieux RPG tour par tour. Alors que les précédents opus ne proposaient que trois personnages lors des combats, Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky propose un système à six ce qui donne des combat très dynamiques et tactiques. Vous devez jongler entre tous les combattants pour soutenir les trois qui sont en première ligne que ce soit en défense ou en attaque. En tant qu’alchimistes, Escha et Logy sont les seuls à pouvoir utiliser et combiner des objets craftés tandis que les autres peuvent effectuer des attaques spéciales une fois une jauge remplie à 100%. Il faut un peu de temps avant de maitriser le système mais après quelques combats et défaites humiliantes contres des boss, les stratégies se mentent en place toutes seules.

Un superbe chara design

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky propose des graphismes en cell shading assez jolis. Certes ne vous attendez pas à avoir le visuel du dernier Final Fantasy mais dans l’ensemble le jeu reste correct (et ne dispose pas du même budget qu’un jeu de Square Enix). Personnellement, je trouve le design des personnages travaillé et surtout très fin avec des visages expressifs. Le bestiaire du jeu est aussi bien fourni et propose tout un tas de monstres avec leurs variations élémentaires.

Mais malgré tout, il y a tout de même quelques points négatifs pour ma part. Je trouve que les environnements du jeu font un peu trop grossiers, sont assez vides et manquent énormément de finesse ce qui fait trop ressortir les personnages par rapport au reste du jeu. Je rigole toujours lorsque je me rends dans le verger de Colseit et que je vois des pommes dont l’apparence est plus proche d’un cube qu’autre chose. Lorque l’on voit les personnages à côté, ça tranche énormement. Une chose que j’apprécie dans les RPG est lorsque votre personnage change d’apparence quand on lui modifie sa tenue. Et bien dans cet Atelier, ce n’est pas le cas. Du début à la fin vos avatars ont toujours la même tenue basique alors que vous avez crafter des armures bien plus robustes. Mais heureusement, contrairement aux tenues, les armes changent d’apparence lorsque vous en créez des nouvelles.

Si vous voulez voir à quoi ressemble le jeu, vous retrouverez ci-dessous une vidéo de gameplay maison d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky où j’affronte un boss du jeu. Vous pourrez y voir quelques attaques spéciales au passage.

Une durée de vie digne d’un RPG

Test d’Atelier Escha & Logy: Alchemists of the Dusk Sky sur PS3Question durée de vie, vous en avez pour votre argent alors que le jeu se joue exclusivement en solo. Malgré que toutes les missions soient limitées dans le temps, vous passez un sacré paquet d’heures à fouiner partout pour trouver les objets nécessaires à la synthèse. Je ne parle même pas du nombre d’heure que vous passez à trouver les bonnes formules afin de crafter les objets et les équipements les plus performants. En tout il faut compter au moins 25 à 30 heures de jeu pour finir le titre une première fois avec un des deux personnages et un peu moins lorsque vous le ferez avec l’autre. Lors de votre seconde partie vous pourrez utiliser une sorte de new game plus. Sauf que le niveau de vos personnages revient à zéro et vous conservez juste les armes possédées à la fin de votre partie précédante, un gros bonus d’argent et que vous pouvez sauter tous les dialogues déjà vus. Mais la différence est que même les premiers boss ne vous arrivent pas à la cheville grâce à vos armes et que vous montez de niveau bien plus rapidement que lors de votre première partie. Personnellement, j’ai encore plus apprécié ma seconde partie car on fait bien moins d’erreur au niveau du craft. Un vrai régal. Bref au total attendez-vous à passer une bonne cinquantaine d’heure de jeu sur cet Atelier.

Au final

16

C’est le premier jeu de la saga Atelier auquel je joue et j’ai adoré. J’ai dépassé les 50 heures de jeu et je n’arrive pas à décrocher du système de synthèse et des combats dynamiques. Grâce aux quêtes limitées dans le temps le jeu est très rythmé et tactique. Les graphismes ne sont pas mauvais mais si les décors du jeu avaient été au niveau de celui des personnages, le jeu de Gust serait parfait visuellement. Malheureusement le titre est seulement traduit en anglais mais les dialogues n’étant pas bien passionnants, ce n’est pas bien grave. Bref, pour moi le jeu vaut le coup d’être fait au moins une fois pour tout amateur de RPG nippon.

Les plus

Les moins

Le système de quêtes
• Le chara design sublime
• La durée de vie
• Le système de synthèse
• Les combats dynamiques
• Les voix japonaises
• Rejouabilité
• La bande originale
• Les anciennes BO de la saga sont disponibles dans le jeu
Histoire ultra basique
Les décors très vides
Pas traduit en français

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