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Test 260: Homefront The Revolution sur Playstation 4

Test de Homefront The Revolution sur Playstation 4Après un premier opus pas du tout convainquant, la franchise Homefront est de retour plusieurs années après la fermeture de l’éditeur THQ. Le développement de cette suite qui est en fait un reboot de la franchise a été confié à Dambuster, le troisième jeune studio de Deep Silver spécialisé dans le développement de jeux AAA qui n’a même pas deux ans.

Mais avant d’être dans les mains de Dambuster, c’était Crytek qui avait racheté la licence mais les studios étant dans le rouge, ils ont dû la céder à Deep Silver. Alors est ce que Dambuster Studios fait mieux que le premier jeu ? Voici mon avis sur la version Playstation 4 du titre.

La Corée du Nord met à genoux les Etas Unis

Test de Homefront The Revolution sur Playstation 4Imaginez cette chose improbable lorsque l’on connait le pays en question : Dans les années 70, la société Apex voit le jour en Corée du Nord en même temps que la Silicone River. Très vite celle-ci devient leader mondial sur le marché et personne ne peut rivaliser avec son avance. Tablettes, smartphones, la population américaine achetait tout ce qu’Apex présentait (Apple ? qui a dit Apple ?) jusqu’au jour où ils se sont mis à fabriquer des armes qui ont connu le même succès chez les dirigeants du pays. Pour converser leur avantage dans les conflits du monde entier, les USA ont continué d’acheter Apex alors que leur économie allait mal. Avec un dollar très faible, les dettes envers la Corée du Nord ont vite grimpé et l’Amérique a décidé tout simplement d’arrêter de payer ses factures. Résultat : Les coréens ont repris le contrôle de toutes les armes vendues et envahissent le pays en 2025.

Les premières troupes nord coréennes étaient là pour reconstruire le pays mais très vite ils ont privé de liberté les habitants. Vous vous retrouvez donc au milieu de tout ça dans la peau de Ethan Brady, nouveau venu dans la résistance de Philadelphie. Après une courte entrevue avec Benjamin Walker, leader du mouvement, vous passez du statut de simple bleusaille à celui de sauveur de la résistance après que ce dernier ne se fasse attraper par l’armée nord-coréenne. A vous de faire le nécessaire afin de rallier le peuple à votre cause en remplissant tout un tas de missions et en libérant petit à petit les zones occupées. Cette histoire change de ce que l’on a l’habitude de voir ! Le speech n’est pas une fois de plus les américains qui envahissent on ne sait quel pays, mais bien la première puissance mondiale qui est attaquée sur son sol. Par contre le fait que notre héros n’ait pas la moindre réplique durant tout le jeu est pénible et il faut vraiment que les développeurs arrêtent avec ça…

Un open world qui reprend les mécanismes de pas mal de jeux

Pour être honnête, à l’époque je n’avais quasiment pas joué au premier jeu tellement je n’avais pas du tout mais alors pas du tout accroché. Déjà la première bonne surprise est que nous avons là un open world, un genre de plus en plus plébiscité par les développeurs ces derniers mois. En tant que membre de la résistance, vous allez devoir reconquérir les territoires détenus par les nord-coréens un par un en capturant plusieurs zones. Pour cela, à la manière d’un Far Cry ou d’un Assassin’s Creed, vous devez reprendre possession de lieux clés pris par l’ennemis afin de capturer la zone mais aussi les convertir en abris de la résistance par la même occasion. Dans ces derniers, vous pourrez faire le plein d’armes et équipement mais aussi accepter des missions secondaires très utiles puisqu’elles rapportent de l’argent. Il existe plusieurs types de zones : Les rouges qui sont les plus dévastées où l’armée nord-coréenne à l’autorisation de tirer à vue et où ça se termine toujours en fusillade. Les jaunes dans lesquelles c’est légèrement plus tranquille. Les civils y sont tolérés et vous pouvez vous y balader sans trop de problèmes à condition d’éviter les scanners et d’attirer trop l’attention. Ces zones sont aussi l’occasion d’avoir une approche plus discrète avec la possibilité de faire des éliminations silencieuses et de se cacher rapidement pour éviter les patrouilles. Et pour finir il y a les zones vertes, les quartiers généraux de l’APC blindés d’ennemis où il faut faire très attention. Le jeu dispose d’un cycle jour/nuit et de conditions climatiques. Il vous est possible de trouver des lits un peu partout pour accélérer le temps et passer à l’action la nuit pour être plus discret dans les zones peuplées par l’APC. Mais au final la différence avec le jour n’est pas si flagrante au niveau de l’infiltration et de toute façon on finit par arroser tout ce qui bouge. Les différentes zones occupées par l’armée sont plus ou moins grandes voir très grandes au point que de faire des allers retours à pied aurait été vraiment pénible. C’est pour cela que vous disposez de motos trafiquées pour parcourir ces zones plus rapidement. Sympa me direz-vous mais malheureusement le gameplay au guidon c’est pas trop ça et elles ont des réactions très bizarres par moments.

Test de Homefront The Revolution sur Playstation 4La deuxième bonne surprise vient de votre arsenal. Pour faire face à la puissance de l’armée adverse, ne vous attendez pas avoir entre vos mains la technologie impressionnante d’Apex mais plutôt des armes bricolées avec les moyens du bord. Grâce à des points de technologie APC et aux dollars gagnés en missions, vous allez pouvoir obtenir tout un tas d’armes développées par la résistance. Même si à première vue vous n’avez pas un choix mirobolant avec une arme de poing, une arbalète, un fusil d’assaut ou encore un fusil à pompe, chaque arme est modulaire. C’est-à-dire que chacune peut prendre plusieurs formes. Ainsi votre pistolet peut se transformer à tout moment en une petite mitrailleuse, votre fusil en un sniper redoutable ou encore votre arbalète en fusil à canon scié ou même un lance flamme. Bon, par moments on se demande comment certaines combinaisons pourraient fonctionner mais le système est bien plutôt bien pensé et tu coup vous vous retrouvez avec un véritable petit arsenal en poche. En plus de cela, chacune des possibilités proposées est personnalisable avec des pièces supplémentaires comme des viseurs, des chargeurs, des crosses et j’en passe. Les possibilités ne sont pas non plus infinies mais bien suffisantes. Les points de technologie APC permettent aussi de débloquer des gadgets très utiles allant du simple cocktail Molotov à la mine antipersonnel en passant par la voiture téléguidée qui permet d’exploser des véhicules ennemis ou d’hacker des systèmes à distance. Mais pour pouvoir profiter de tout cela il faut tout de même passer pas mal de temps à fouiller les environnements et les ennemis abattus à la recherche de pièces détachées et par la même occasion vous pourrez récupérer quelques munitions bien utiles. La résistance peut aussi vous fournir de l’équipement qui améliore vos capacités comme un gilet pare-balles qui augmente votre résistance, des chaussures qui vous permettent de faire moins de bruit lors de vos déplacements ou encore des poches qui permettent d’emporter plus de medikits ce qui est très utile.

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Mais il faut aussi penser à l’engouement que suscitent vos actions auprès de vos concitoyens. Si vous voyez un habitant se faire molester par la police, un sans-abri dans le besoin ou alors une patrouille qui ne demande qu’à être éliminée, il ne faut surtout pas hésiter car cela augmente le pourcentage d’engouement dans la zone. Si vous arrivez à 100% d’intérêt, un message de propagande est diffusé et le peuple se soulèvera contre les Nord-Co et vous débloquerez un bastion de l’APC. Si vous ne voulez pas faire cavalier seul, au bout d’un moment il vous est possible d’engager plusieurs soldats de la résistance pour vous seconder. Une fois de plus l’idée est bonne mais au final ils ne servent pas à grand-chose et gênent plus qu’ils n’aident au point à se mettre dans votre ligne de mire pour mourir vous vos balles… En parlant de l’IA, celle de l’adversaire est loin d’être intelligente et a des réactions très bizarres et si en plus vous vous trouvez en hauteur, ils ne viendront jamais vous chercher puisqu’apparemment ils ne savent pas grimper aux échelles ou aux murs.

Techniquement il y a du bon comme du mauvais

Sur le plan technique, le titre de Dambuster est loin d’être moche mais il n’est pas exceptionnel non plus. Il offre une version de Philadelphie limite post apocalyptique pas trop mal faite où l’on retrouve des quartiers genre bidon ville, des plus grandes zones complétement dévastées mais aussi celles où l’armée nord-coréenne a posé ses valises et qui sont plus propres dans l’ensemble avec des bâtiments auxquels il ne manque pas des pans de murs entiers. Mais dans les environnements en général il y a du bon comme du mauvais et ces derniers sont plus agréables à explorer lorsqu’il fait nuit. En parlant de ça, le cycle jour/nuit est pas mal tout comme les conditions climatiques variables. Mais dans les choses qui fâchent, il a le côté technique du jeu. Dès les premières minutes où vous avez le contrôle d’Ethan Brady on s’aperçoit Test de Homefront The Revolution sur Playstation 4directement qu’il n’est pas fluide du tout avec des baisses de framerate et même des micro freeze fréquents. Il y a aussi les micro coupures des sauvegardes automatiques qui sont aussi assez désagréables. De ce que je me souviens de la beta du jeu sur Xbox One, il ne me semble pas avoir eu ce problème mais les développeurs ont annoncé une mise à jour pour corriger ça mais pour le moment, toujours rien malheureusement… Il y a aussi les problèmes liés à la liberté de mouvement offerte par les open world avec pas mal de bugs où vous restez bloquer dans des endroits où vous n’auriez pas dû mettre les pieds. Mais il n’y a pas que ça puisque qu’il m’est arrivé de passer au travers du sol plusieurs fois, de me retrouver téléporté de plusieurs mètres sans savoir pourquoi, d’avoir des réactions bizarres de la part des motos, de voir des PNJ voler ou être à moitié enterrés dans le sol et plein d’autres choses encore. On peut aussi parler de la modélisation inégale des personnages avec les piliers de la résistance et autres personnages principaux assez bien réalisés tandis que les PNJ qui se baladent un peu partout le sont un peu moins et que l’on a le droit à pas mal de clones avec quelques variations. Ce qui fait assez mal c’est lorsque l’on voit la toute première démonstration du jeu faite à l’E3 en 2014 lorsqu’il était développé par Crytek. On reconnait bien les endroits visités mais on est très loin du rendu superbe qu’il avait été montré à l’époque. Jugez par vous-même sur cet article.

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Une bonne durée de vie pour le solo et un multi en prime

Test de Homefront The Revolution sur Playstation 4Comme pour les autres titres de ce genre où il faut reprendre le contrôle de plusieurs zones et remplir des missions principales et secondaires tout en acceptant ou non des évènements dynamiques qui popent à n’importe quel moment, la durée de vie d’Homefront Revolution est plutôt bonne. Il faut un peu plus de trente heures pour tout finir sachant que par moments vous devez avancer et faire des missions pour débloquer des points de technologie APC pour obtenir certains équipements nécessaires. En plus de cela, le jeu dispose d’un mode multijoueur. Mais alors que tout le monde pensait après la première démonstration du jeu faite au public que c’est le mode histoire qui serait jouable à quatre en coopération, il s’agit bien d’un mode à part. Vous commencez par créer un personnage en choisissant son apparence et sa profession qu’il avait avec que les Nord-Co ne débarquent. Comme beaucoup de FPS vous allez passer des niveaux et vous gagnerez de l’argent qui vous servira à acheter de nouvelles armes mais aussi de l’expérience afin d’améliorer vos nombreuses compétences. Vous avez toujours accès à toutes les armes du mode solo à la différence que celles-ci n’ont qu’une variante. Toutes fois, en mission il vous est possible de la modifier au niveau des pièces interchangeables comme les lunettes, les poignées ou encore les chargeurs en les ayants débloqués au préalable. On reste dans du basique et sans modes compétitif proposés et du coup on se retrouve à quatre sur des missions du même acabit que celles du mode histoire et ce n’est pas si passionnant que ça. Le jeu aurait été entièrement en coopération à quatre, ça aurait été plus fun et ce n’est pas le dialogue muet de Ethan Brady qui aurait gêné la trame scénaristique du jeu avec trois persos supplémentaires.

L’idée de base est bonne mais le reste…

13

Le background d’Homefront The Revolution avec l’histoire, l’atmosphère et le fait que le jeu soit open world est très intéressant. Pour ma part j’imagine bien une série TV avec ce thème, ça nous changerait un peu de ce que l’on a l’habitude de voir. Le problème est que techniquement le jeu n’est pas au top et propose du bon comme du mauvais. Il y a un level design pas trop mal avec une belle modélisation des personnages principaux mais à côté certains décors sont pauvres et les PNJ secondaires sont une armée de clones et ne sont pas aussi soignés. Rajoutez à cela une belle quantité de bugs en tous genres mais surtout les baisses de framerate vraiment désagréables à cause d’une mauvaise optimisation et du cout ça gâche le plaisir de jeu.  Mais même s’il n’a pas mal de défauts, cet Homefront The Revolution a au moins le mérite que je m’y attarde plus que son prédécesseur qui était vraiment mais vraiment mauvais.

Les plus

Les moins

L’histoire du jeu
L’ambiance
Les différentes zones bien marquées
Pas si mal visuellement
La modularité des armes et leur style
L’équipement varié
Durée de vie

• Baisses de framerate constantes
Un peu répétitif niveau missions
Multi peu inspiré
L’IA vraiment pas intelligente
Héros muet
Le gameplay à moto
Temps de chargement longs

 

 

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