19 avril 2019
deadlight
Xbox 360

Test de Deadlight sur Xbox 360

deadlightSorti le 1er aout 2012 sur le Xbox Live Arcade, Deadlight est un jeu de plateforme placé dans un environnement « survival horror ». Développé par Tequila Works et publié par Microsoft Games. Disponible contre 1200 points Microsoft (15€) et faisant partie du Summer of Arcade 2012.


Epidémie

deadlightNous sommes en 1986 et une épidémie très virulente a touché les Etats-Unis et plus précisément l’état de Washington, au nord-ouest, proche de la ville de Seattle. L’épidémie transforme les humains infectés en zombie assoiffés de meurtre. Ils errent dans les rues devant un paysage désolé et désertique. Les populations ont fui mais tout le monde n’a pas encore réussi à se mettre à l’abri.

C’est le cas de notre héro et de ses compagnons. Randal Wayne est un de ces survivants. Accompagné de 2 hommes et 2 jeunes femmes, il a 2 choses à l’esprit : se mettre, lui et son groupe, à l’abri des  « ombres » (les humains infectés) et de l’autre, retrouver sa famille, femme et fille, dont il n’a pas eu de nouvelles depuis quelques temps.

Prince of Limbo

deadlightCet environnement sombre et apocalyptique est donc le décor dans lequel le joueur manipule Randal, à la recherche de sa famille tout en aidant le peu d’être humains encore sensés qu’il rencontre sur sa route.

Randal n’est pas un tendre. Visiblement marqué par des mois de survie face aux ombres et dans des conditions lamentables (plus d’eau, électricité, nourriture), condamné à vivre comme un rat et à fuir un monde autrefois paisible. Il est également marqué mentalement et dès le début du jeu, démontre qu’il ne lui reste plus beaucoup de sentiments, au risque de perdre toute humanité à son tour.

C’est dans ces conditions que le joueur devra avancer dans ce qui n’est autre qu’un classique jeu de plateforme parsemé de puzzles à décrypter rapidement avant d’être transformé en un zombie de plus. Le level design du jeu n’est pas sans rappeler à la fois Prince of Persia (sauts à calibrer au millimètre) et Limbo (noir et blanc ou couleurs très délavées).

Classique mais prenant

deadlightLe design du jeu est son point fort. Les environnements intérieurs et extérieurs sont excellents. Parfois, l’écran rapetisse, ce qui accroit la sensation d’enfermement et de solitude du joueur dans ce monde désolé. Randal dispose du répertoire classique : courir, sauter, s’accrocher, faire des roulade et aussi quelques mouvements d’attaque en fonction des 4 types d’armes que vous aurez le plaisir d’utiliser pour « libérer » une fois pour toute ces tristes ombres.

 Etant donné que l’histoire de l’épidémie et sa propagation est très vague, les développeurs ont disséminé différentes pages du journal personnel de Randal dans les niveaux (entre autres secrets à découvrir). Ces pages permettent, petit à petit, de comprendre ce qui s’est passé et comment Randal a, difficilement, géré la situation.

Digne du cinéma

Si je trouve un côté « cinématographique » à Deadlight ce n’est peut-être pas exactement ce à quoi vous pourriez croire…la durée de vie du jeu est pathétique et s’approche dangereusement du genre de divertissement qu’offre une place de cinéma (15€ pour 2€).

deadlightEn effet, il ne m’a fallu que 2h pour finir le jeu en entier la première fois et, on sent immédiatement qu’il est possible de le finir en moins de 45mins ! Certes, la déception vient toujours trop vite quand on s’amuse et Deadlight est un excellent jeu à bien des niveaux : ambiance, graphismes, storyline présenté en dessins, sons, personnalité des PNJ, gameplay…mais 2 heures de jeu pour 15€ ? Vraiment ?

Bon, il est possible de relancer le jeu pour améliorer ses temps et se placer plus haut sur les classements mondiaux. Chose que l’on peut faire aisément car les points de sauvegarde permettent de retenter immédiatement les zones où l’on aurait perdu le plus de temps. Des goodies sont également cachés dans le jeu, des jeux vidéo dans lesquels on doit battre le record pour quelques points supplémentaires à ajouter à votre Gamerscore.

Pas 1200 points

12

Deadlight est un excellent jeu. Certes il a quelques manquements ici et là et le gameplay montre parfois ses limites (la poursuite avec l’hélico) mais on est vraiment en présence d’un jeu de grande qualité. Seulement, 15€ pour si peu de jeu et si peu de rejouabilité est assez abominable. Si c’est un signe des futures productions digitales que l’on peut attendre sur le Xbox Live Arcade alors je préfère rester sur Minecraft, plus cher, mais infiniment plus long.
Les plus Les moins
  • Ambiance
  • Graphismes
  • Histoire
  • Gameplay
  • Level design
  • Durée de vie vraiment trop courte
  • Pas de mode online ou split screen

 

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