18 octobre 2019
Devil May Cry Nos tests

Test de Devil May Cry 5 sur Xbox One X

Devil May Cry, en tant que franchise, approche son 18ème anniversaire mais si la première décennie a été relativement bien remplie (4 épisodes), les joueurs ont dû patienter longtemps depuis la sortie du 4ème opus (2008)! L’attente est désormais terminée et elle valait le coup, car ce DMC 5 semble tout simplement être le meilleur jamais développé par Capcom ! Explications inside.

Plus de 10 années d’attente donc! Difficile à croire pour une franchise aussi attachante et différente des autres dans le genre Hack-N-Slash. Les fans historiques de DMC savent que le reboot en 2013 avec DmC: Devil May Cry (développé par Ninja Theory) s’était un peu éloigné des racines de la saga, résultant en un accueil plutôt froid de la communauté. Capcom a pris son temps mais semble aussi avoir pris note en proposant un nouveau titre qui fleure bon le Devil May Cry d’antan, tout en injectant une dose délirante de nouveautés mais sans jamais oublier un style absolument et délicieusement Too Much !

Une nouvelle menace

Si la première chose qui vient à l’esprit de tout le monde au sujet de Devil May Cry c’est “super combo ultra stylée en tuant des monstres”, il y a aussi une histoire derrière ce massacre. Je vais donc tenter de l’évoquer sans spoiler les passages clés (et il y a des perles épiques)… Un personnage appelé “V” débarque dans le bureau de la société Devil May Cry, créée par le légendaire Dante et l’engage pour affronter une nouvelle menace, originellement nommée Urizen. De son côté, Nero (jeune chasseur de démon présent dans la série depuis DMC4) le poursuit également (au départ sans le savoir) en décimant des hordes de monstre avec l’assistance technique de la folle Nicoletta Goldstein, créatrice de génie. Les trois personnages que son Nero, V et Dante suivent donc tous les traces d’Urizen et se rapprochent d’un immense arbre démoniaque appelé le Qliphoth. Les racines de l’arbre, qui s’élève très haut dans l’atmosphère terrestre, sont gorgées de sang humain et sont à l’origine de sa force. Il est grand temps d’élaguer!

Honnêtement, rares sont les DMC dont je me souvienne de l’histoire, souvent utilisée comme prétexte pour éradiquer des monstres ignobles. Mais dans DMC5, les développeurs ont concocté une trame digne des meilleures! Chacun des 3 personnages joue un rôle spécifique dans l’avancée de l’aventure et a une incidence sur le déroulement des opérations. Il existe des passages qui vous imposent un personnage en particulier, mais à plusieurs reprises, vous pourrez décider d’emmener Dante, Nero ou V dans les rues/artères désolées de ce monde apocalyptique. Pour éviter de sur-compliquer une histoire qui inclut des évènements passés, chaque temps de chargement vous rappelle le pourquoi du comment et avant même de commencer, vous pouvez consulter une vidéo qui vous explique le déroulement de la série jusqu’à ce nouvel épisode. Comme toujours, les cinématiques sont superbes et aussi abusées stylistiquement que les combats. C’est véritablement la fête du style avec des tenues que des tas de personnes sont déjà en tant de copier pour la prochaine Comic Con (bonne chance pour être aussi sexy que les personnages cependant!). Bien évidemment, même si certaines scènes sont anthologiques, c’est durant les phases de gameplay que DMC brille le plus, mais ce n’est pas forcément clair dès le début!

Nero réduit les ennemis en poussière grâce à sa combinaison d’épée, arme à feu et bras mécanique. Le dénommé “V” est beaucoup plus en retrait et invoque 3 différentes créatures pour faire 99% du travail avant d’asséner le coup fatal et enfin, le vénérable Dante, malgré ses cheveux blancs, reste le roi du swag avec 4 styles différents permettant des combinaisons infinies et totalement ridiculement énormes. Bien sûr, vos exploits vous valent une note de D à SSS, vous incitant à enchaîner les pauvres ennemis comme des perles sur un collier. Lorsque le dernier ennemi est vaincu, une animation “slow-mo” conclu les festivités dans un ultime élan de swag. Ils sont tous morts et c’était beau. Rare de pouvoir dire ça non?

Swag Here Swag There Swag Everywhere

Peu importe votre headshot en sautant à la dernière minute dans n’importe quel Battle Royale, vous ne jouerez pas à un jeu plus stylé que Devil May Cry 5 en 2019. C’est techniquement impossible. La combinaison des boutons d’attaque, de saut et d’esquive, offrent des possibilités fantastiques, le tout harmonieusement suivi par une musique rock. C’est comme si chaque combat était une représentation, un spectacle en direct dont l’extrême violence est adoucie par une chorégraphie impeccable. Enfin surtout si vous optez pour les combos automatiques.

Les 3 personnages offrent 3 expériences bien différentes et permettent de retarder, sinon éviter, la monotonie qui s’installe mais après de très nombreuses heures de jeu. Avec Nero, le jeune chasseur de démon avec lequel vous commencez l’aventure, tout tourne autour de son Devil Breaker, le bras mécanique qu’il peut utiliser de nombreuses façon, selon les créations de Nico. Il sert également de grappin pour amener les ennemis à vous (ou vous à eux), il peut être explosif voire ralentir le temps ou multiplier vos dégâts ou votre rapidité. Les options sont nombreuses et assurent un apprentissage long, gage de durée de vie accrue. En dehors de la difficulté que vous pouvez choisir pour le jeu en général, le fait de jouer avec Nero représente probablement le niveau “normal” avec sa combinaison de tirs à distance, combat rapproché et utilisation du Devil Breaker (chaque utilisation est définitive mais vous pourrez en ramasser sur votre chemin). V, qui est le second personnage que vous pourrez incarner, est probablement le plus simple et le plus passif. De nature plus faible et distante, il se contente d’invoquer des monstres pour effectuer le travail à sa place. Vous devrez donc vous assurer de rester à l’abri pendant que Griffin l’aigle, Shadow la panthère et Nightmare le Golem invincible effectuent le boulot (mais selon vos actions évidemment). Il reste donc à l’opposé, le personnage qu’il m’a semblé le plus difficile à maîtriser: Le légendaire Dante. En plus de ses attaques rapprochées ou à distance, Dante dispose de 4 styles accessibles via la croix directionnelle. Swordmaster, Trickster, Gunsliger et Royalguard ne sont pas nouveaux pour la série DMC mais multiplient énormément les options de combo, ce qui est crucial pour continuer à faire grimper sa note de style!

Visuellement et techniquement (version Xbox One X); le jeu est superbe avec des graphismes et animations de grande qualité. On reconnait tout le travail des designers au niveau des détails de chaque individu même si l’environnement, bien que fermé, ne dispose pas du même niveau de qualité. Le level design reste “solide” même si assez limité par la nature linéaire du titre. La seule façon d’y remédier serait de passer à un open-world mais cela irait peut-être à l’encontre de l’image de la franchise… La partie audio est tout aussi glorieuse que ce soit au niveau des musiques que celle des doublages (voix japonaises disponibles ainsi qu’une version “développeur” des cinématiques totalement délirante!). La qualité de la production se ressent à tous les niveaux et prouve que Capcom a travaillé très dur pour atteindre ce niveau dans un genre qui n’est pourtant plus aussi populaire que par le passé.

L’évolution dans les niveaux se fait de manière classique avec de rares “puzzles” qui ne sont jamais plus qu’une énième opportunité de dézinguer des vilains en ayant l’air super cool. Mais aller le plus vite possible ne sera pas forcément la meilleure méthode étant donné comment le système d’évolution du personnage fonctionne! En effet, comme il est coutume dans les Devil May Cry et autres jeux du genre, vous devrez ramasser des démonites rouges et les utiliser comme monnaie d’échange pour améliorer votre perso! Si les monstres tués vous en offre une bonne poignée, les développeurs en ont planqué un peu partout dans les niveaux et ce sera à vous de prendre le temps de fouiller pour espérer maximiser vos gains. Et vous en aurez besoin! Quand on voit le prix des améliorations, il vous faudra plus d’une fois pour booster ne serait-ce qu’un des 3 personnages! Cela explique notamment pourquoi dès la fin du jeu, vous pouvez enchainer avec un nouveau niveau de difficulté! Les améliorations ne concernent pas que les armes, les mouvements de base sont également à débloquer de cette manière comme le double saut par exemple. C’est pourquoi les premiers combats peuvent sembler “pauvres” et répétitifs, vous n’avez pas encore la maîtrise du perso et seulement une infime partie de son arsenal complet! En plus des actions de mouvement de base comme le sprint, appelées “Habilités”, vous pourrez/devrez améliorer individuellement chaque arme présente dans l’arsenal de chaque perso, et vous en débloquerez avec le temps! Un pourcentage vous indique votre niveau de maitrise pour chaque section et vous donne une idée du temps qu’il faudra avant de tout posséder! Heureusement, le gameplay super rapide et intuitif permet d’enchainer les parties sans lassitude avant une longue période, car si le niveau de difficulté “Humain” permet de s’en sortir avec du simple “button mashing” (appuyer sur tous les boutons et prier que ca fasse quelque chose de beau), la suite des opérations sera plus compliquée. C’est une évolution bien vue qui va de paire avec le déblocage de plus en plus de capacités, et ce serait desservir le jeu que de le limiter à des enchaînements pas vraiment réfléchis. C’est probablement la raison pour laquelle il est possible d’essayer chaque nouvelle technique avant de payer et vous verrez que certaines sont assez tendues niveau timing. On est vraiment dans le combat rythmique et dynamique même si les “patterns” de la plupart des ennemis sont calculés en 1 quart de seconde.

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