19 octobre 2019
Nos tests Tom Clancy's

Test de Tom Clancy’s Ghost Recon Breakpoint sur Xbox One X

Un peu plus de deux ans après la sortie du premier opus de sa nouvelle franchise, Ubisoft propose aux joueurs de découvrir Ghost Recon Breakpoint, la suite de Wildlands. Le titre reprend les bases de son prédécesseur avec un jeu jouable entièrement à quatre en coopération, à la troisième personne et dans un monde ouvert gigantesque à explorer dans lequel un sacré paquet de missions vous attendent. Alors que donne cette suite ? Vous pourrez découvrir ci-dessous mon avis sur la version Xbox One X du titre d’Ubisoft.

Un scénario bien plus accrocheur que celui de Wildlands

Auroa est une île située dans l’océan pacifique et qui a été convertie en « incubateur du monde 2.0 » par un certain Jace Skell. Ce dernier est à la tête d’une énorme société qui créé entre autres les outils destinés à améliorer le futur de l’homme sur Terre. Mais alors qu’il en était à proximité, le navire USS Seavy a mystérieusement sombré à quelques kilomètres de l’archipel et le gouvernement américain qui est dans l’incapacité d’établir le moindre contact avec Auroa a ordonné à la CIA de lancer l’opération Greenstone afin de rétablir les communications. Alors que vous vous dirigez vers l’île avec une escouade de Ghosts afin de faire une simple reconnaissance, votre formation d’hélicoptères se fait abattre en plein vol d’une manière étrange. Vous faites partie des rares soldats ayant survécu aux crashs et à peine remis de vos émotions, vous découvrez très rapidement qu’Auroa a été prise d’assaut par les Wolves, d’anciens Ghosts dirigés par un certain Cole D. Walker qui en faisait aussi partie par le passé. Dès lors, votre mission de reconnaissance se transforme en mission de survie avec pour objectif de découvrir ce qui se passe sur Auroa et pourquoi vous vous retrouvez en face d’anciens compagnons d’armes qui veulent votre peau.

En ce qui me concerne, le scénario du jeu est bien plus accrocheur que celui de Wildlands où l’on se contentait d’éliminer des sous fifres de plusieurs régions avant de pouvoir atteindre le big boss. Et puis il faut dire que Cole D. Walker interprété par Jon Bernthal est bien plus charismatique que le leader des trafiquants de drogue de Bolivie qui nous a laissé un sacré goût amer à la fin du jeu.

Un gameplay à perfectionner sur pas mal de points

Comme son prédécesseur, Ghost Recon Breakpoint est toujours un jeu de tir jouable dans un monde ouvert en solo ou en coopération avec trois autres personnes. La première chose qui choque c’est que contrairement à Wildlands vous êtes véritablement en solo puisque vous n’êtes pas accompagné constamment par trois autres soldats contrôlés par l’IA à qui vous pouvez donner des ordres. Fini les éliminations synchronisées, les réanimations et tout le reste, du moins en solo même si certains gadgets ont clairement été ajoutés pour compenser cette absence. Mais Ubisoft l’a clairement dit tout au long du développement du jeu : Ghost Recon Breakpoint a été pensé pour jouer en coopération online. D’ailleurs au passage : Pas d’internet, pas de jeu puisque le titre demande une connexion permanente même en solo.

Petite nouveauté pour ceux qui veulent pousser le réalisme : Le jeu propose deux modes d’exploration différents que ce soit en solo ou en coopération. Le premier fait comme tous les autres titres du genre et vous affiche tous les objectifs disponibles dans la carte du jeu. Le second demande un peu plus de boulot puisque rien ne s’affiche sur la map et qu’il faut trimer pour trouver la moindre mission. Pour cela, vous devez interroger les civils, les soldats en les prenant par surprise ou trouver toutes les informations qui trainent un peu partout sur des smartphones ou dans des dossiers. Pour afficher votre destination, il faut plusieurs infos ce qui n’est pas aussi simple. Sinon vous aurez une vague idée d’où se trouve votre objectif jusqu’à ce que vous tombiez dessus. Le seul problème avec ce mode de jeu, c’est qu’il faut que vos compagnons jouent le jeu et l’activent sinon ça ne sert à rien. Il en est de même avec les différentes difficultés proposées et qui ont chacune des IA plus ou moins coriaces avec leur position qui s’affichent sur la mini map ou non. Si vous souhaitez un jeu vraiment extrême, vous pouvez même supprimer la mini map de l’écran.

Le côté open world vous permet une nouvelle fois d’aborder le jeu comme vous le désirez. Soit vous passez en mode bourrin et oubliez la discrétion. Soit vous infiltrez un camp ou une base en éliminant discrètement vos ennemis et en cachant leurs corps pour éviter d’éveiller les soupçons des autres. Soit vous vous tenez à bonne distance à plusieurs centaines de mètres avec un bon sniper et collez des headshots à tout-va tout en faisant attention à la vélocité de la balle. Contrairement à beaucoup de jeux, un tir en plein tête signifie la mort instantanée de votre ennemi. Seuls ceux qui ont un casque pare-balles nécessitent de s’y prendre à deux fois. En revanche, si vous visez le reste du corps il vous faudra bien plus de munitions. Mais quoi qu’il en soit, l’IA du jeu reste vraiment limitée. Même en difficulté extrême, si vous vous faites repérer, il vous suffit de trouver un bon endroit pour faire en sorte que l’IA se pointe en rang d’oignons pour les aligner un par un… En fait, on s’aperçoit que si l’on veut une véritable expérience de Ghost, c’est à nous de la créer en se fixant une manière de jouer. Sinon vous pouvez foncer dans le tas, l’IA ne vous posera pas trop de problèmes si bien évidement elle n’a pas un niveau plus élevé que le vôtre.

Car oui il y a un niveau de personnage dans le jeu. En fait il y en a deux pour être plus précis. Le premier est celui que l’on retrouve dans tous les jeux et qui monte petit à petit avec des points d’expérience gagnés en finissant des objectifs ou en tuant des ennemis. A chaque nouveau palier franchi, vous gagnez un point d’expérience à mettre dans un arbre des compétences qui améliore les capacités de votre personnage qui a aussi la possibilité d’adopter quatre classes différentes. Votre autre niveau est votre score gear qui est calculé en fonction des armes et de l’équipement qui est sur votre avatar. Vos ennemis sont dans le même cas que vous ce qui permet au jeu de déterminer les zones de la map dans lesquelles vous n’êtes pas le bienvenu. Dès le début du jeu vous avez des endroits où les ennemis sont level 150 alors que vous n’êtes qu’à zéro. Inutile de vous dire que vous n’y êtes pas le bienvenu et que vous ne ferez pas long feu surtout si un tank autonome Behemoth se balade dans les environs. Pour faire face à tout ça, vous avez bien évidemment accès à un sacré arsenal dans lequel vous devriez trouver votre bonheur. Même si vous en changez régulièrement, les armes sont entièrement personnalisables via la gunsmith avec plusieurs accessoires qui sont à trouver sur la map avant de pouvoir les acheter. Il vous est aussi possible de les faire évoluer au niveau de leurs stats grâce aux pièces détachées que vous vous obtenez en démantelant les armes que vous n’utilisez plus.

En plus du mode exploration, le jeu propose quelques nouveautés comme les bivouacs qui sont visibles à plusieurs dizaines de kilomètres grâce à leurs signaux de fumé visibles de très loin. Comme vous êtes dans un jeu de survie, vous disposez d’un système de craft qui vous permet de créer tout un tas de choses pour votre perso dans divers campements répartis à travers la map. Vous pouvez y crafter des munitions et des consommables grâce à la tonne d’items que vous allez ramasser lors de vos expéditions. Les bivouacs permettent aussi d’activer des bonus temporaires pour votre personnage, vous pouvez y déployer un véhicule ou bien faire passer le temps plus rapidement.

Il faut savoir qu’Auroa est une île peuplée à 95% de personnes qui veulent votre peau, les civils y sont rares. Vous aurez beau être équipé d’une tenue qui cache l’intégralité de votre corps et vous trouver dans un engin blindé avec une vitre de 1cm², l’ennemi vous reconnaîtra automatiquement. Vous devez aussi faire avec les patrouilles d’hélicoptère et les drones de reconnaissance capables de vous repérer de très loin. Pour les tromper, vous pouvez vous cacher dans les hautes herbes mais il vous est possible désormais de vous camoufler dans la boue ou la neige pour ne faire qu’un avec l’environnement. C’est assez efficace même avec les patrouilles pédestres à condition qu’elles ne soient pas trop proches non plus. Le système de blessures a aussi été amélioré puisque lorsque vous subissez des dégâts cela vous ralentit donc vous êtes moins efficace et peut-être sur le point de rendre l’âme si vous n’avez pas de quoi vous soigner. Vous devez aussi faire attention à votre endurance sous peine de traîner ou de vous faire mal lors d’une glissade mal contrôlée. Vous pouvez la restaurer en buvant entre autres de l’eau que vous aurez récupéré avec votre gourde ou avec des items craftés.

Mais dans tout ça, il y a pas mal de points négatifs au niveau du gameplay. Le système de couverture est à revoir. Celui-ci est automatique lorsque vous êtes assez proche d’un mur, d’un arbre où tout autre élément du décor qui peut vous protéger. Le problème c’est qu’il est trop aléatoire et votre personnage l’utilise souvent lorsque vous ne le voulez pas. La seule chose de bien dans le système c’est qu’il vous est possible de sortir la tête discrètement pour éliminer vos adversaires tout en restant discret et à couvert. Je ne comprends pas comment avec un système de couverture comme celui de The Division 2 (qui pour moi reste le meilleur à ce jour) celui de Ghost Recon Breakpoint peut être aussi quasi inutile au final. La tonne de studios d’Ubisoft est censée travailler ensemble non ? Mais ce n’est pas le seul problème de mouvement qu’à votre personnage malheureusement… Il y a bien trop d’approximations pour un jeu d’action comme celui-ci. Monter à l’échelle, rentrer dans un véhicule à une place précise ou évoluer dans sur un terrain accidenté n’est pas assez précis surtout lorsque vous avez des ennemis au trousses et que vous êtes pressé. Je ne vous parle même pas de la conduite des véhicules qui est toujours aussi mauvaise. A faible allure ça peut aller mais dès que l’on prend de la vitesse où que l’on fait du hors-piste les engins deviennent incontrôlables ce qui est insupportable au point que l’on préfère faire des kilomètres à pied. Il en est de même avec les hélicoptères dont le pilotage est toujours aussi rigide mais qui sont tellement stables qu’ils font de sacrés points de vue pour snipers.

Une réalisation loin d’être mauvaise mais…

Sur le plan technique, Ghost Recon Breakpoint est loin d’être moche sur Xbox One X. La résolution est bonne, le framerate est stable, les distances d’affichage sont correctes et le clipping est quasi absent sauf bien évidement lorsque l’on se retrouve dans un engin volant mais ça on en a l’habitude avec les jeux open world. La map du jeu est vraiment grande même si on a l’impression qu’elle est plus petite que celle de Ghost Recon Wildlands et qu’Ubisoft a confirmé avant la sortie que la superficie des deux était semblable. Mais les deux ont une chose en commun : Elles disposent chacune de plusieurs types de biomes ce qui propose de la diversité lors de votre exploration. Sommets enneigés, jungle, marécages, il faudra vous adapter à tous les types d’environnements. Ce n’est plus à prouver mais Ubisoft maîtrise vraiment les effets de lumière qui subliment tous ces environnements comme vous pourrez le voir dans les captures d’écran présentes dans ce test. Certains décors sont vraiment magnifiques et pour ma part j’adore le contraste entre l’île sauvage,

En revanche, je ne sais pas si ça vient du net code du jeu ou de ses serveurs mais la synchronisation entre les joueurs est tout simplement catastrophique… En voici quelques exemples qui ruinent vraiment l’expérience de jeu surtout lorsqu’on vous demande d’être synchro dans vos actions. Pour commencer, on voit régulièrement ses amis figés à l’écran alors qu’ils sont en mouvement de leur côté. Des fois on les voit même dans une voiture à nos côtés alors qu’ils n’y sont plus… La météo aussi n’est pas synchronisée ce qui est problématique. Le cycle jour/nuit semble l’être mais lorsqu’il pleut à torrent chez moi, un autre joueur de ma team peut avoir un grand ciel bleu ou lorsqu’il neige chez l’un, l’autre à du brouillard. Cela peut faire rire mais le problème c’est que si chacun ne voit pas la même chose à l’écran, c’est difficile de remplir une mission correctement. Imaginez-vous prendre d’assaut une base en plein montagne. Vous avez une tempête de neige avec un visibilité réduite alors que votre coéquipier à un grand soleil avec une vue dégagée. C’est un peu difficile de se coordonner non ? Vous ne collez pas une balle en pleine tête à un ennemi à plus de 300m de la même manière par beau temps qu’avec une mousson qui vos tomber du le coin du nez.

Il y a de quoi faire mais vous vous en doutez

Avec la tonne de missions principales et secondaires, les objectifs annexes, les activités, les armes et accessoires à récupérer, votre personnage à améliorer et l’exploration, ce Ghost Recon Breakpoint devrait vous occuper quelques dizaines d’heures. Je n’ai toujours pas fini le jeu après plus de 40 heures pour la simple raison que l’on a décidé de jouer en mode exploration avec la difficulté maximale ce qui prend pas mal de temps pour faire la moindre petite mission. Si tout ce qu’il y a à faire ne vous suffit pas, le jeu propose aussi un mode compétitif avec une arène PvP dans laquelle vous pouvez disputer des matchs en 4 Vs 4. Ce qui est bien, c’est que tous les modes présents dans le jeu sont jouables avec votre avatar et vous gardez votre progression qui est commune.

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