23 mai 2019
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Test de Valkyria Chronicles 4 sur Playstation 4 Pro

Un peu plus d’un an après la sortie de Valkyria Revolution, Sega et Koch Media proposent aux joueurs de découvrir une véritable suite à la saga Valkyria Chronicles après le troisième opus qui a vu le jour sur PSP il y a plus de sept longues années maintenant. Le jeu sera disponible dès le 25 Septembre prochain sur Playstation 4 et Xbox One mais pour la toute première fois, les joueurs Nintendo pourront découvrir la saga puisqu’il sera aussi disponible sur Switch. Pour ce test, c’est la version Playstation 4 Pro du jeu qui a été utilisée. Bonne lecture à tous !

Une Europa encore et toujours en guerre

Ce Valkyria Chronicles 4 ne se déroule pas des années après les évènements du troisième opus mais durant la même période que le premier et toujours sur le fameux continent fictif d’Europa. Nous sommes en 1935 en plein conflit entre les deux grandes puissances que sont la Fédération Atlantique et l’Empire. Démocrates et Autocrates sont en guerre afin de mettre la main sur des gisement de ragnite, un minerai précieux de plus en plus rare qui peut être utilisé en tant qu’énergie mais aussi en médecine. Dans ce conflit où Europa est envahie à 70% par l’Empire, vous suivez les missions de l’escadron E dirigé par Claude Wallace. Ce jeune commandant va devoir faire face aux troupes de l’Empire mais aussi à un ennemi redoutable : l’hiver. Vous pourrez découvrir le début dans jeu avec la première mission dans la vidéo présente ci-dessous.

La très bonne nouvelle dans tout ça, c’est que le jeu propose pour la toute première fois dans la saga des sous titres en français. Non vous ne rêvez pas, dix ans après la sortie du premier opus c’est la première fois que Sega pense à nous ! Croyez-moi, avec la quantité de dialogues à lire dans le jeu c’est tout de même très appréciable.

Bien se préparer avant de partir au front

Avant de partir en mission, vous devez sélectionner un certain nombre de combattants qui vous épaulent et qui ont chacun leur spécialité. Eclaireur, soldat d’assaut, Sniper, lanciers, ingénieurs peuvent être choisis mais une nouvelle classe vient rejoindre vos rangs dans cet opus : Le grenadier. Ce dernier est équipé ni plus ni moins d’une sorte de mortier qui permet d’atteindre les ennemis d’assez loin avec des tirs en cloche. Chacune de ces classes a un certain nombre de PA (points d’action) qui déterminent en gros la distance qu’elles peuvent parcourir à chaque tour. Il faut garder à l’esprit qu’elles ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Un sniper va par exemple se déplacer sur de plus courtes distances, aura moins de points de vie mais fera pas mal de dégâts s’il touche sa cible. En revanche, un éclaireur aura un champ d’action plus grand, aura plus de points de vie mais sera moins précis et fera moins de dégâts avec sa mitrailleuse. Il faut donc faire en sorte de trouver un équilibre entre tous les combattants mis à votre disposition en fonction de la mission qui vous attend.

Dans tous les cas, il est possible d’améliorer tout ce beau monde au quartier général. En plus d’y gérer votre effectif, vous pouvez entraîner vos troupes grâce à l’expérience gagnée au combat qui permet de faire gagner quelques points de vie mais aussi améliorer la précision et l’esquive de vos persos. Cela débloque aussi des Ordres et des Potentiels de Combat. Les ordres sont uniquement réservés à Claude puisqu’en tant que commandant, il a la possibilité d’en donner à ses troupes ce qui leur confère des bonus supplémentaires. Vous pouvez aussi en débloquer de nouveaux en dépensant des points d’expérience au Mess. En revanche, les potentiels de combat sont utilisables par tous les personnages mais ces capacités innées qui s’activent sous certaines conditions sont à double tranchant. Elles peuvent vous donner des bonus d’attaque, de précision ou de défense mais elles peuvent aussi vous donner des malus en tous genres comme vider votre jauge de points d’action, avoir moins d’esquive et j’en passe. C’est pour cela qu’il faut bien choisir les membres de votre équipe selon les capacités et leurs affinités les uns envers les autres.

Avec tout ça, il est bien évidemment possible d’améliorer votre matériel au complexe de recherche et développement grâce aux Ducats (DCT) que vous gagnez. Tout y passe : Nouvelles pièces pour votre char ou votre véhicule de transport de troupes, améliorations des fusils, mitrailleuses, mortiers, lances antichars ou des différentes tenues. Bien évidemment, Pour optimiser tout ça il ne faut pas se contenter d’avancer dans l’histoire principale puisque vous pouvez aussi gagner des Ducats et de l’expérience dans les modes escarmouche et histoires d’escadron qui se débloquent au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu donc autant en profiter.

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On revient au bon vieux système de combat

Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas suivi, Sega avait totalement changé le style de gameplay pour Valkyria Revolution. Mais il s’agissait d’un spin off et pour cette véritable suite, les développeurs sont repartis avec les bases de tactical RPG que l’on connaît ce qui n’est pas plus mal surtout qu’en plus nous avons le droit à quelques nouveautés ! Bref, une fois que vous vous êtes préparé vous voilà sur le champ de combat. Le système est très simple et assez complet à la fois : Deux armées s’affrontent pour remplir un objectif. Au tour par tour, chacune à un certain nombre de points de commandement à utiliser. Chacun de ces PC vous permet de déplacer librement un personnage sur le champ de bataille et d’attaquer une seule fois. Mais rien ne vous empêche de réutiliser un même combattant dans le même tour sachant qu’il aura moins de points d’action. Une fois le nombre de PC écoulé, c’est au tour de l’ennemi d’agir. Il n’y a rien de plus simple.

Mais vous avons là un Tactical RPG donc il faut anticiper les mouvements de votre adversaire si vous ne voulez pas vous faire capturer un camp ou ramasser vos soldats à la petite cuillère. Déplacer son personnage sur la map c’est bien mais ne pas y aller comme un bourrin c’est mieux puisque leur placement est très important. Il ne faut pas s’amuser à les faire bouger n’importe comment pour se retrouver sans PA et figé en plein milieu du champ de bataille sous peine de vous faire massacrer au tour suivant. En gros, il faut faire avancer ses personnages en faisait toujours en sorte qu’ils ne soient pas à découvert en fin d’action. Pour cela, vous pouvez vous planquer derrières des sacs de sables, des murs, des carcasses de tanks, dans les hautes herbes et j’en passe.

Les phases de tir sont simples puisqu’il suffit de viser et de tirer en sachant que chaque ennemi ou véhicule a ses points faibles. Pour les tanks il faut viser en priorité leur source d’alimentation au ragnite ce qui permet par moments de les éliminer d’un seul coup au lieu d’utiliser trois ou quatre ogives en tirant sur leur blindage. Pour les troupes à pied, viser la tête est bien évidemment plus efficace mais la cible est bien plus petite. Mais dans tous les cas vous n’êtes pas garanti de faire mouche car il arrive d’être assez proche de l’ennemi et de tirer à quelques centimètres. Bien-sûr un sniper aura plus de précision qu’un lancier mais le jeu a tout de même quelques petits problèmes de ce côté. Il arrive de temps en temps que nos balles ou projectiles soit interceptés par des objets du décor ou des éléments invisibles alors que rien ne se trouve sur leur trajectoire à l’écran. Il arrive aussi de voir ses balles sniper passer à travers l’ennemi sans faire de dégâts. Heureusement ce n’est pas fréquent mais quand ça arrive c’est vraiment frustrant. Une fois de plus, votre positionnement sur la map au moment de l’attaque à son importance. Lorsque vos personnages sont assez proches des uns des autres, il est possible qu’ils puissent exécuter des attaques en coopération ce qui s’avère très efficace par moments surtout si les soldats en question ont une affinité entre eux. Mais cela peut aussi s’avérer très dangereux si vous vous amusez à les agglutiner les uns à côté des autres car un tir de mortier sur l’un d’entre peut faire beaucoup de dégâts sur le groupe en question.

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La capture de camp ennemi est importante et c’est souvent votre but principal dans pas mal de missions. En plus d’éviter l’arrivée de renforts demandés systématiquement par l’adversaire à chaque tour (ce qui rallonge la durée de vos missions), la capture vous permet aussi de faire apparaître un de vos soldats en réserve ou d’en faire rapatrier certains au camp de base. Si vous vous trouvez à proximité d’un camp qui vous appartient, vous gagnerez des bonus de PV ou de défense au début de chaque nouveau tour. D’ailleurs je vous conseille dans certains cas de laisser un ou deux personnages à proximité de vos camps histoire de prévenir toute capture ennemie. L’IA a la fâcheuse tendance par moments de taper des sprints de dingue aux travers de vos défenses en direction de vos drapeaux ce qui peut se conclure par un game over si vos soldats ne contre-attaquent pas.

Si vous faites attention à tout ça, vous ne devriez pas avoir trop de mal à avancer dans le jeu même si par moments l’issue d’une bataille ne se joue vraiment pas à grand-chose (à un obus près) sans oublier que l’adversaire sort des attaques pas possibles par moments. Il ne faut pas oublier aussi l’une des grosses particularités de la saga : La mort définitive. Si les points de vie d’un de vos personnages arrivent à zéro, il entre dans un état critique ce qui implique que vous avez trois tours (voir moins dans certains cas) pour tenter de le sauver. Il suffit juste qu’une autre unité se positionne à côté de lui pour faire intervenir les secours et le sauver. Si vous n’y arrivez pas, vous pouvez dire adieux à votre personnage.

Le moteur Canvas fait toujours autant de merveilles

Question direction artistique, les développeurs de Sega ont une fois de plus fait appel à leur fameux moteur Canvas. Nous avons donc une nouvelle fois des graphismes qui ont un style de peinture faite à l’aquarelle qui est loin d’être moche. Mais je pense que visuellement Sega pourrait encore plus pousser les détails car à part au niveau de la résolution, le jeu reste le même en général que ce soit sur Playstation 4 Pro ou Nintendo Switch et je suppose qu’il en est de même sur Xbox One. Mais sinon dans l’ensemble Valkyria Chronicles 4 reste très joli sans le moindre problème de framerate, clipping ou autres. Le charadesign est aussi très appréciable et comme pas mal de jeux japonais on se retrouve avec beaucoup de clichés. Vous avez le jeune commandant courageux, le bourrin qui fonce dans le tas, la jeune fille sniper qui n’a pas sa langue dans sa poche, la demoiselle timide, etc,… Je ne parle que des personnages principaux puisque tous ceux qui débarquent petit à petit au cours de l’histoire ne sont pas en reste. Mais bon, si vous avez l’habitude des RPG made in Japan, vous ne serez pas étonné.

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