23 mai 2019
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Test de World War Z sur Xbox One X

Certains d’entre vous attendaient peut-être cela avec impatience depuis plusieurs années. Disponible depuis mardi dernier, World War Z est un jeu qui s’inspire du film du même nom sorti en salles il y a six ans maintenant. Alors que la suite cinématographique semble être compromise depuis quelques mois maintenant, les studios américains de Saber Interactive vous proposent de découvrir des histoires qui se déroulent dans l’univers du film où le monde se retrouve infesté de zombies du jour au lendemain.

Pour information, ce test de World War Z a été réalisé sur Xbox One X.

Dans l’univers du film d’Hollywood

Comme je le dis dans l’introduction de ce test, le jeu s’inspire du film qui a été réalisé par Marc Forster avec Brad Pitt à l’affiche et qui est l’adaptation du roman éponyme de Max Brooks. Nous nous retrouvons donc dans un monde qui a basculé soudainement dans le chaos avec l’apparition de morts vivants sans savoir pourquoi ni comment. Mais les développeurs de Saber Interactive n’ont pas fait le choix de reprendre le scénario du film puisque vous allez suivre les histoires de plusieurs groupes d’hommes et femmes constitués de quatre personnes chacun. Le jeu vous fera autant voyager que le film puisque vous allez affronter des milliers de zombies à travers le monde, de New York à Tokyo en passant par Moscou et Jérusalem. Dans la vidéo maison qui suit, vous pourrez découvrir les deux premières missions qui se déroulent dans la grande pomme (et qui se finit mal).

Un gameplay sans prise de tête et des milliers de zombies à éliminer

Si vous n’avez pas le temps de consacrer des heures et des heures à un jeu plus scénarisé qui demande un suivi plus poussé, ce World War Z est peut-être fait pour vous. Comme je viens de le dire, vous allez parcourir le monde pour remplir un peu plus d’une dizaine de missions que vous pouvez faire dans l’ordre que vous le souhaitez. Bon, du coup l’histoire des divers personnages passe très rapidement à la trappe et on se contente de défourailler des zombies dans des environnements qui restent couloirs même si des fois il y a une ou deux bifurcations possibles dans certains niveaux. Du coup, le point positif est que si vous n’avez que 30 minutes devant vous, vous avez le temps de faire un ou deux chapitres sans vous prendre la tête.

Après avoir choisi votre mission et sa difficulté, le jeu vous propose de sélectionner un design d’avatar mais surtout une classe puisque ce sont ces dernières que vous devez faire évoluer et non un ou plusieurs personnages. Il y en a six en tout (Fantassin, Artificier, Infirmier, Agent d’appui, Surineur et Exterminateur) et chacune a ses spécificités ainsi que ses atouts principaux. Elles ont toutes la possibilité d’être améliorées en passant une trentaine de niveaux chacune et en débloquant tout un tas de compétences à acheter. Commencer avec une arme plus puissante, des armes de jet supplémentaires, la possibilité de porter plus de munitions, moins sensible face à certaines attaques, il y a de quoi faire et tout débloquer demande énormément de temps. Vous avez aussi la possibilité de personnaliser vos armes avant de partir en mission. Elles aussi se débloquent petit à petit avec votre avancée dans le jeu et nécessitent d’avoir des crédits pour être débloquées. Vous n’êtes pas libre d’y équiper n’importe quel accessoire comme vous le souhaitez. Plus vous utilisez une arme, plus vous passez des niveaux qui débloquent des versions améliorées de celle-ci avec des silencieux, des chargeurs plus longs ou des lunettes qui améliorent leurs différentes statistiques.

L’un des points positifs est que le jeu est entièrement jouable à quatre en coopération en ligne. Mais comme d’habitude, il est tout de même conseillé de le faire avec des amis parce que la plupart des joueurs sélectionnés au hasard rushent les missions à une vitesse pas possible et on passe à côté de pas mal de choses. Mais ça reste toujours mieux que de jouer avec des intelligences artificielles qui sont bien moins efficaces surtout si vous augmentez la difficulté avec les cinq niveaux proposés. Plus vous allez vers le démentiel, plus les zombies sont coriaces et réagissent au moindre son, plus les tirs alliés font mal, plus les ravitaillements se font rares et plus vous êtes facile à tuer. En parlant de mort, il est marrant de voir son cadavre s’animer tout seul après être tombé au combat pour aller bouffer ses amis.

Sur le terrain, le jeu reprend un gameplay basique qui ne cause aucun problème. On avance plus ou moins facilement dans les missions et chaque joueur est équipé de quatre armes. Une principale, une secondaire, une lourde plus puissante à utiliser aux bons moments et une arme blanche. Vous pouvez aborder le jeu de deux manières puisque par moments il vous est possible de vous la jouer silencieuse pour éviter de rameuter des tonnes de zombies supplémentaires qui réagissent au son. Le seul problème, c’est que cela est impossible avec des joueurs pris au hasard car il y en aura toujours un qui n’utilise pas de silencieux ou d’armes blanches. Le choix des armes dépend en partie de votre classe mais il reste varié avec un large éventail allant du simple pistolet au lance-roquette. En cas de pénurie de munitions, votre arme blanche fera aussi l’affaire si vous n’avez pas non plus une dizaine de zombies sur le dos et si la difficulté n’est pas trop élevée. Plusieurs points de ravitaillement sont dispersés sur chaque map pour que vous puissiez faire le plein ou changer d’arme. L’arsenal sur lequel vous tombez dépend de ce que vous avez sélectionné avant de lancer la partie même si vous pouvez obtenir d’autres modèles. Mais vous trouverez aussi des caisses qui contiennent des items qui permettent de faire des barricades. Barbelés, mortiers, pièges electriques et tourelles automatiques ou non sont à placer à certains endroits afin de faire face à de plus grosses vagues de zombies.

Tout cet armement est très utile pour affronter les centaines et des centaines de morts vivants auxquelles vous avez à faire. Mais vous ne croisez pas uniquement des zombies qui se déplacent comme des bancs de poisson puisqu’il arrive de tomber sur certains plus coriaces. Vous avez par exemple le bourrin en tenue de SWAT qu’il est quasi impossible d’éviter. Il vous secoue comme un prunier contre le sol sans pouvoir s’en défaire à moins qu’un de vos collègues ne le tue. Il en est de même avec les rôdeurs qui se cachent et qui se jettent sur vous pour vous plaquer au sol. Vous avez aussi des sortes de hurleurs qu’il faut éliminer le plus vite possible pour éviter qu’il ne rameute tout un tas d’ennemis. Mais la plupart du temps, vous faites face à des zombies qui se déplacent très vite par vagues ou en groupe. Ils sont capables de franchir n’importe quel obstacle au point de se monter les uns sur les autres pour atteindre certains endroits où vous vous trouvez. Du coup, impossible de vous mettre quelque part à l’abris, vous êtes constamment en train de vous battre. En fait, le seul truc qui manque, ce serait de pouvoir esquiver tous ces zombies avec des roulades à la The Division lorsque l’on se retrouve en mauvaise posture.

Assez fidèle à l’ambiance du film

L’ambiance du film est respectée et ceux d’entre vous qui l’ont vu retrouveront ces zombies qui attaquent en masse par centaines et qui grimpent partout. En revanche, même si le nombre de zombies présents à l’écran est impressionnant, il y a en a tout de même moins que ce que l’on a pu voir dans certaines démonstrations de gameplay du jeu faites ces derniers mois. Mais croyez-moi, vous avez déjà de quoi faire avec ce qu’il y a à l’écran. Développé avec le Swarm Engine, World War Z est assez joli dans l’ensemble. Le level design des quatre environnements proposés est bien fait même si j’aurai aimé que les zones de jeu soient un peu plus grandes. Les textures sont assez jolies mais j’aurais aimé une version plus fine niveau résolution pour la Xbox One X en 4K. Mais avec le nombre de zombies affichés à l’écran et même s’ils n’ont pas le même niveau de détail que votre personnage et que ce sont des clones, j’imagine que les développeurs ont dû faire des concessions surtout que le jeu reste fluide tout le long du jeu quoi qu’il arrive.

Une durée de vie qui peut être longue

Pour le moment, World War Z propose quatre épisodes divisés en deux ou trois parties que vous allez faire encore et encore si vous voulez monter le niveau des six classes de personnages disponibles, débloquer toutes les compétences et acheter toutes les armes. Rien que ça va vous prendre plusieurs dizaines d’heures. Les développeurs ont déjà annoncé des DLC pour le jeu avec entre autres une troisième mission à Tokyo qui sera rajoutée gratuitement prochainement. En revanche, si vous voulez juste faire une seule fois chaque mission du mode histoire, le jeu est très court et ne vous demandera que 6 ou 7 heures mais ce n’est vraiment pas le but.

Mais il n’y a pas que des chapitres jouables en coopération qui nous sont proposés puisque le titre de Saber Interactive dispose aussi plusieurs modes de jeu compétitifs. En tout, il y a cinq modes Joueurs Vs Joueurs Vs Zombies. En oui, en plus de devoir affronter d’autres joueurs, vous devez aussi compter sur des vagues de zombies qui vont s’inviter de temps en temps lors de vos parties. Il n’y en a des tonnes comme en coopération mais ils vous compliquent tout de même la tâche alors que vous devez vous concentrer sur les joueurs adverses. Niveau modes, on retrouve du classique avec du team death match, de la domination par équipe, du roi de la colline et j’en passe. Mais cette partie multijoueur dispose de ses propres classes ! Oubliez celles que vous faites évoluer en solo puisque vous repartez à zéro avec pas moins d’une dizaine à faire évoluer. Chacune a son propre set d’armes et une série de compétences à débloquer en montant de niveau et à acheter. Donc une fois de plus, il y a de quoi faire.

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