24 avril 2019
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Test de Xenon Racer sur Xbox One X

Disponible depuis le 26 mars dernier, Xenon Racer est un jeu de course futuriste et old school à la fois qui oppose des voitures traditionnelles (4 roues) sur des circuits urbains aux 4 coins du monde. Boosté par le carburant Xenon, ces véhicules peuvent atteindre des vitesses immenses en route vers la victoire. Voici notre avis concernant ce titre!

Il n’y a pas si longtemps que ça, les jeux de course arcade et sans autre prétention que d’offrir un max de fun pullulaient sur les différentes plateformes, mais malheureusement ils se font rares de nos jours. C’est dans ces conditions que débarque Xenon Racer, un titre qui fleure bon le Ridge Racer d’antan, qui promet des vitesses exceptionnelles et un défi de chaque instant pour ceux qui veulent mettre leurs réflexes à l’épreuve!

2030 – Si proche et si lointain

Dans le monde Xenon Racer, les voitures volent en 2030 mais ce n’est pas le cas de celles que vous contrôlerez! En effet, et selon la description officielle:

La fédération de course du futur a ordonné une interruption des saisons de championnat pour permettre aux écuries de passer aux véhicules volants. Pour faciliter cette transition, les meilleurs constructeurs de véhicules hybrides organisent un championnat sauvage pour les jeunes pilotes dans les rues du monde entier. Alimentées en électricité et en Xenon, ces voitures atteignent des vitesses vertigineuses.

Et c’est ainsi que vous vous retrouvez dans le cockpit d’un de ces véhicules pour un mini tutoriel qui vous apprend la base à savoir accélérer/freiner, drifter pour monter sa jauge d’ERS et utiliser le Boost. L’ERS est un composant majeur du titre, il permet évidemment d’augmenter grandement sa vitesse une fois qu’une de 3 bonbonnes de Xenon sont remplies. Pour les remplir vous devez effectuer des drifts dans les virages en utilisant le frein à main (A) ou en tapotant accel/frein accel/frein accel/frein tout en braquant en approche ou même durant un virage. L’expérience de drift est très importante vu l’utilité de l’ERS et elle change énormément selon le bolide que vous utilisez mais aussi vos réglages et votre façon de jouer.

Le X-R-C

Le gros morceau du titre c’est le Xenon Racing Championship qui aura de quoi vous tenir occupé pendant pas mal de temps. En effet, une quarantaine d’épreuves constituent ce championnat (et certaines sont des mini-championnats elles-mêmes) et vous feront voyager à Tokyo, Miami, Boston, Dubaï, Lake Louise, Côte d’Azur et Shanghai. Chaque environnement dispose de différents tracés et versions “a l’envers” pour varier les plaisirs. Cependant la conception est très simple et manque de personnalisation. En effet, vous démarrez chaque course dernier, face à 7 autres adversaires) et vous devrez atteindre l’objectif imposé (parfois top 5, top 3 ou premier) dans le délai imparti (parfois 7, 5, 4 ou 3 tours, des fois 2 ou même 1 seul!). Il n’est pas possible de se qualifier pour progresser sur la grille et il n’est pas possible non plus de décider du nombre de tours. L’expérience est donc super old school et limitée. Et puis il y a le gameplay.

Les développeurs de Xenon Racer nous proposent un gameplay techniquement très simple qui ne demande pas une grande finesse, peut-être à des fins d’accessibilité. Mais ce sont bien les caractéristiques de votre bolide qui définissent la facilité ou difficulté à enchaîner les tours. Chaque véhicule dans le jeu dispose de 7 traits principaux que sont la vmax, l’accélération, le drift, la maniabilité, la vitesse de rechargement du boost, la durée du boost et enfin sa puissance. Si au début on peut se satisfaire du véhicule imposé et tenter d’adapter son pilotage au circuit, les choses changent assez rapidement. C’est la difficulté à initier les drifts qui est à la base du problème, au moins au début. Vous pourrez tenter la technique burnout avec accel/frein de manière répétée ou utiliser le frein à main (de manière répétée) et il vous faudra un temps d’adaptation notamment sur des pistes comme celle de Lake Louise Forest et ses nombreuses longues courbes qui s’enchaînent en glisse. Comme indiqué plus haut, ce sont ces drifts qui rempliront vos jauges d’ERS et vous permettront d’avaler les parties rapides à la poursuite des 1er IA.

L’Intelligence Artificielle d’ailleurs ne pose pas un gros défi (quelques exceptions cependant) et vous devriez vous en sortir en difficulté max sans trop de frustrations. Par contre, vous devrez l’éviter au maximum car les contacts vous ralentissent mais abîment également votre engin, une fois accidenté à 100% c’est le respawn à l’arrêt au milieu de la piste et une énorme perte de temps.

Beaucoup de personnalisation

Une fois vos premières courses terminées, vous retournez vers votre QG avec vos premières récompenses: De la personnalisation! Les différentes machines (18 véhicules mais en réalité 9 dans 2 classes différentes) peuvent être repeintes en détail (carrosserie, jantes, pneus, ailes, pare-brise…) voir leurs caractéristiques grandement modifiées. Les pneus et ailerons notamment, avant, cotés et arrière, modifient énormément le comportement de la machine en ajoutant de l’accélération ou vmax au détriment du comportement et drift, ou vice versa. Il faudra donc décider des modifications en fonction de votre façon de jouer et aussi de la connaissance des circuits, car certains sont sinueux et nécessitent une bonne maîtrise du drift, alors que d’autres sont davantage de longues lignes droites.

Dans tous les cas, il est difficile d’ignorer le fait que la présentation visuelle est assez (voire très) datée. Que ce soit dans les menus ou sur la piste, il ne s’agit pas d’un jeu qui semble pousser le hardware Xbox One et c’est bien dommage.

La façon dont les courses se déroule limite également fun car elles sont très prévisibles. En partant dernier vous devez vous débarrasser rapidement des premières IA pendant que le top 2 s’éloigne énormément. Un bon usage du drift des des Boosts permet généralement de faire son retard assez vite et l’emporter mais ce n’est pas toujours nécessaire pour avancer. Les pistes en elles-mêmes sont sympa mais manque souvent de dénivelé et de sections alternatives. Par ailleurs, les tracés ne disposent que de quelques points de Boost ci et là, pas de zones à haute vitesse, de looping ou encore mieux, d’armes.

Techniquement trop juste

Même sur Xbox One X et avec la possibilité de choisir entre un mode “qualité” et un mode “performances”, on a à faire à un titre malheureusement assez fade et sans éclat visuellement. C’est vraiment dommage étant donné le type de bolides et d’environnements mise en avant dans le championnat. Il faut tout de même avouer que le titre ne souffre d’aucun ralentissement et que l’expérience de jeu est bonne mais en cette année 2019 la plupart des joueurs attendent plus d’un nouveau titre.

En plus du championnat majeur qui assure une belle durée de vie, il existe différents modes classiques mais efficaces comme la “course rapide”, le multijoueur en écran partagé ou Xbox Live ainsi que le mode Edge qui regroupe différentes façons de jouer (qui sont présentes de temps en temps en carrière). Les Contre la Montre, Guerre des Checkpoints, Mode Élimination et Mode Libre offrent une alternative au championnat XRC si vous arrivez à faire outre la rigidité du gameplay.

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