26 mai 2020
Multi-plateforme Nos tests

Test d’Overpass sur Xbox One X

Rares sont les jeux qui proposent des expériences véritablement différentes et apparemment, Big Ben Interactive est fan de ceux-ci. En effet, le distributeur nous a déjà proposé le jeu de camion FIA European Truck Racing Championship et désormais ils vont encore plus loin avec un jeu de franchissement: Overpass. Nos impressions à la suite.

Présentation

Développé par les studios suédois Zordix et leur branche “Racing”, Overpass sort ce 27 février 2020 sur la plupart des supports de salon et le PC. Dans ce titre, le joueur se retrouve au volant (ou guidon) de buggies et quads sur des terrains accidentés. Il s’agit d’une simulation qui tire toute sa puissance de son moteur physique. Celui-ci vous impose une gestion précise de l’accélération et de l’adhérence pour vous extirper de situations plus ou moins périlleuses.

Sans surprise, Overpass dispose des modes de jeu habituels que sont la carrière, les parties rapides, les défis personnalisés ou le multijoueur. La carrière est évidemment l’endroit idéal pour se lancer et se faire une idée du gameplay.

Dans celle-ci, vous vous lancerez avec un buggy et un quad “commis d’office” mais pas avant d’avoir suivi un petit didacticiel. Si la plupart des joueurs chevronnés passent les tuto pour se lancer sur la piste immédiatement, ce serait ici une grave erreur, car Overpass n’est pas votre jeu de course classique. Les techniques à connaître et appliquer en fonction de l’obstacle tombent parfois sous le sens, mais d’autres sont plus finaudes et dépendantes de divers facteurs. Une fois le tutoriel terminé, vous pouvez d’ailleurs vous baladez dans une zone ouverte pour affronter à votre guise tout un tas d’obstacles, l’expérience accumulée ici sera probablement très utile une fois en compétition, mais pour le bien de ce test j’ai décidé de foncer tête baissée!

L’écran de gestion de votre carrière est un peu déroutant au début et comprend 3 catégories. Tout d’abord les “rangs” qui ne sont ni plus ni moins que le classement général actuel, puis la “Gestion”, où vous pourrez garder un oeil sur les objectifs à atteindre pour impressionner vos sponsors (et les offres et réductions temporaires de constructeurs) et enfin, l’onglet “Aperçu” via lequel vous pouvez visualiser les différentes épreuves qui se présentent à vous. A noter que le jeu offre plusieurs niveaux de difficulté mais je vous déconseille fortement de jouer les Stigs du franchissement et de sélectionner la difficulté la plus élevée (il existe, amateur, pro et élite). En fait je ne voulais pas dire Stig mais mettre le nom du champion de France 2019 de la discipline, qui s’appelle le Trial 4X4 de par chez nous, mais je n’ai pas trouvé de nom ou classement.

Rapide coup d’œil au contenu avant de parler gameplay à la suite:

  • Overpass – jeu de franchissement par Zordix Racing
  • 6 environnements
  • 43 pistes
  • 12 UTV (buggies)
  • 7 ATV (quads)
  • Marques officielles (Yamaha, Suzuki, Arctic Cat)
  • Véhicules améliorables
  • 4 modes de jeu
  • 3 types de météo
  • Axé simulation

Gameplay

Quel que soit le jeu, le gameplay est évidemment toujours un des aspects les plus importants mais c’est encore plus le cas quand il s’agit d’une discipline aussi spécifique. Dans Overpass, la vitesse n’est pas forcément votre alliée, ce qui peut être difficile à accepter au début, surtout si vous n’êtes pas un adepte du franchissement ou “trial”.

Vous débutez avec un véhicule à 4 roues motrices et elles ne sont pas de trop pour franchir certains obstacles. Très rapidement, on comprend que le but dans Overpass c’est de trouver la meilleure trajectoire pour passer un obstacle le plus rapidement et efficacement possible. Dans ce jeu, si vous vous retournez, votre voiture ne se remettra pas sur les roues comme dans Forza ou GTA et pendant ce temps les secondes s’égrènent (sans parler du fait que le jeu vous remet parfois a plusieurs mètres de l’obstacle dans une position bien compromise). La gestion de la vitesse est également primordiale au niveau des tours/minute. Enfin, l’usage du différentiel est un véritable “game changer” dans les situations les plus dramatiques, mais attention car celui-ci réduit grandement l’angle de braquage.

Si tout cela ne suffisait pas, les zones sont assez ouvertes et vous permettent de prendre quelques libertés dans vos approches, mais si vous touchez un piquet ou ruban de délimitation, c’est la pénalité. Le fait de pouvoir passer par là où on veut est aussi bien un cadeau qu’une malédiction car même en avançant très lentement, vous ne tarderez pas à comprendre l’immense erreur que vous avez fait en vous engageant par ci ou par là. Tout ceci crée en le joueur des émotions bien différentes des habituels jeux de course et les frustrations (mais aussi les réussites) en sont d’autant plus exacerbées. C’est clairement une expérience unique sur Xbox One surtout pour moi qui n’ai jamais joué à Mud Runner. Donc, avant même d’aller plus loin, si vous êtes à la recherche d’une expérience différente et quelque chose qui représente un défi nouveau, Overpass a déjà quelques atouts précieux pour vous convaincre. Mais tout n’est pas parfait, bien sûr.

Découvrez nos vidéos de gameplay

Technique

Testé sur Xbox One X, Overpass ne flatte pas vraiment la rétine ni les oreilles, mais quand il s’agit d’un titre aussi spécial, on peut le comprendre et l’accepter. Ce qui est plus gênant cependant, c’est le flou de mouvement (je vous conseille de le virer immédiatement via les options) et le framerate. Le jeu n’a clairement pas un framerate locké et cela crée des effets assez gênants à l’écran, un peu à la manière d’un screen tearing. Contrairement au screen tearing cependant, on ne voit pas l’écran se “déchirer” mais plutôt “onduler”. Dans tous les cas, ce n’est pas agréable au visu et ce souci semble apparaître plus fréquemment sur certaines pistes que d’autres. Niveau son, le tout semble crédible et personne n’attend de ces petits moteurs qu’ils chantent comme des Flat 6 ou V10 atmosphériques. Les musiques sont ok mais les temps de chargement sont trop longs. Etant donné que la Xbox One X a un avantage certain sur les One classique et One S à ces niveaux, je crains un peu la qualité du titre sur une console day one, et c’est bien dommage. Après, tout dépendra du suivi post sortie, patches et compagnie. 

Overpass fluctue pas mal donc niveau technique, mais les environnements sont variés et le défi est constant. A noter que la prise en main du Quad impose une autre approche car il faut gérer le poids du pilote lors des franchissements. A ce sujet, j’aurais aimé que le poids du pilote soit davantage ressenti car il est fréquent que le Quad se retourne sans que l’on puisse faire quoi que ce soit et c’est assez frustrant… 

Durée de vie

Avec 6 environnements et plus de 40 pistes en 2 types de véhicules différents, il y a clairement de quoi faire. Surtout une fois les bolides améliorés et que votre expérience aura grandit. Le mode carrière assure de nombreuses heures de fun (ou à se tirer les cheveux) et il est assez réaliste. Par exemple, vous ne réparerez pas automatiquement vos véhicules, vous devrez le faire manuellement et parfois rater des épreuves le temps que celles-ci se fassent. Du coup, il est encore plus impératif de prendre soin de ses montures alors que vous essayez d’atteindre la ligne d’arrivée le plus vite possible.

Si certaines épreuves consistent en un “point A point B”, il y a aussi des “circuits” qui vous obligent à faire plusieurs tours. Le simple fait d’obtenir le meilleur temps sur chaque piste a de quoi vous tenir en haleine durant de longues heures, et tout cela c’est avant de vous lancer dans les parties multijoueur (local ou en ligne) face à des concurrents humains.