Une bande-annonce pour Satoshi Kon, l’illusionniste

par | 6 juillet 2021 à 18:01 | Manga/Animes

La chaine Youtube de CarlottaFilms a mis en ligne une première bande-annonce pour Satoshi Kon, l’illusionniste. Réalisé par le français Pascal-Alex Vincent, ce documentaire part à la rencontre de ceux qui ont connu le célèbre mangaka et réalisateur japonais qui nous a quittés il y a presque 11 ans déjà des suites d’un cancer. Perfect Blue, Millennium actress, Tokyo Godfathers ou encore Paprika, on lui doit que des bijoux d’animation que je vous conseille fortement. Il est parti bien trop tôt malheureusement. Satoshi Kon, l’illusionniste sera diffusé en première mondiale au Festival de Cannes dans la sélection Cannes Classic de jeudi puis cet été au cinéma en séances exceptionnelles ainsi que sur OCS.

Satoshi Kon, l’illusionniste de Pascal-Alex Vincent : bande-annonce

« L’art de la mise en scène de Satoshi Kon n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’animation. De son obsession du réalisme à son art du découpage, en passant par sa virtuosité de monteur, Kon a rebattu les cartes d’un demi-siècle d’animation japonaise, vingt ans après la secousse Ghibli. Et il les a rebattues comme un magicien bat les siennes avant un tour de magie, entre dextérité, inventivité et malice.

Rare cinéaste d’animation à avoir eu les honneurs de la compétition à Venise avec Paprika (2006), Satoshi Kon est aujourd’hui l’un des réalisateurs japonais les plus identifiés au monde. Sans cesse rééditée, sa filmographie est courte (quatre longs-métrages, une série télévisée et un court-métrage), mais semble inépuisable. Satoshi Kon n’était pas seulement un magicien des images, il avait également prophétisé l’époque à venir. De Perfect Blue à Paprika, en passant bien sûr par Paranoia Agent, l’oeuvre de Satoshi Kon n’a cessé d’évoquer le thème de l’individu avalé par une société plus forte que lui. Une société qui condamne l’homme à s’aliéner, puis à se perdre. L’irruption de mondes « alternatifs » » proposés par le cinéma, la télévision, puis Internet ont par ailleurs brouillé les repères et multiplié les réalités. Toute l’œuvre de Satoshi Kon évoque la porosité entre réalité et fiction, entre réel et imaginaire, entre monde éveillé et onirisme, entre rugosité du quotidien et mondes virtuels grisants. Mais aussi : Satoshi Kon, cinéaste du temps ? Si ce thème a obsédé plus d’un cinéaste, Kon a littéralement joué avec dans tous ses films – Millennium Actress en tête, bien sûr, avec cette spirale temporelle qui emporte les deux protagonistes principaux, entre Japon d’hier et d’aujourd’hui.

Enfin, Satoshi Kon, peintre des femmes ? Alors que son ami et contemporain Mamoru Hosoda (Miraï, ma petite soeur) ne cesse de décliner le thème de la famille, Satoshi Kon a toujours placé la femme au cœur de ses films. Mima la chanteuse (Perfect Blue), Chiyoko l’actrice de légende (Millennium Actress) ou Miyuki la sans-abri (Tokyo Godfathers) sont autant de personnages féminins inoubliables à partir desquels Kon déploie son éventail, sans oublier, souvent, de décrire ces femmes comme premières victimes d’une société toxique, au bord de l’implosion. »

Source : CarlottaFilms

TakumiNoSekai TV

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